À vélo en Turquie

au total 1'670 km pédalé, 730 en bus

42 nuits

Turquie - en 2009/2010

1'410 km à vélo

33 nuits

Trajet en bateau: de l'Île de Kos (Grèce) à Bodrum (Turquie)

Trajet détailléhttps://drive.google.com/open?id=1SwqAQ2akUudZPyxI0WzS8auYTJk&usp=sharing

région:  MÉditeranéenne

Türkiye

Turquie, voyage à vélo, Laetitia

3 mois après avoir fermé la porte l'appartement à Genève et d'avancer direction l'Est, on y est!

La Turquie!

C'est une grand moment. Lors du départ ce pays représentait les portes de l'Orient, le début du chemin vers l'Asie en dehors de l'Europe.  Et quelle bonheur d'y être! Immédiatement, on s'y sent bien. Le sourire des gens, les jolies petits villages où tout est joliment décoré. L'attitude générale est décontractée et invitante à prendre le temps. 

 

En bord de route des vendeurs de fruits et légumes de saisons, tels que mandarines, oranges ou encore champignons, sont tranquillement assis à attendre un client et si serviable quand celui-ci s'arrête. Très vite on apprend cette culture du "çay" qui va rythmer notre avancée dorénavant. Les gens toujours vous invitent à boire un thé, à prendre un moment. Il règne ici une gentillesse et une bienveillance qui est si agréable. 

 

Mais la Turquie c'est aussi la première fois que moi, Laetitia, je dois sortir mon passeport pour me le faire tamponner. Avec ce tampon, je peux rester 3 mois sur ces terres. C'est aussi en recevant cet "autorisation" de séjourner que je réalise que je me suis éloignée de mon chez moi natal. Que pour la première fois la distance à parcourir pour traverser le pays ne se comptera pas en jours mais en mois, c'est qu'elle est grande la Turquie :)

Turquie, voyage à vélo, Laetitia

 

Région méditerranéenne

 

On est un peu épris de la mer et de ses côtes "up and down" alors on a choisi de suivre le chemin au Sud qui longe la Mer Egée; mer intérieure du bassin méditerranéen.  

Ne vous y trompez pas, cette région est en réalité plutôt montagneuse!  En effet, cette région située juste à côté de la mer est bordée par la superbe chaîne de montagnes Taurus qui est une ceinture alpine séparant cette région du plateau anatolien. C'est un impressionnant contraste! 

Ainsi, on pédale entre mer et montagnes avec de nombreux sommets entre 3'000 - 3'700 mètres sur une distance d'environ 600km de long... c'est d'ailleurs dans cette chaîne que le  fleuve du Tigre prend ça source.

 

Autant dire que les journées sont loin d'être monotone!  On monte et on descend, entre petits villages très rurales perchés dans les hauteurs et villes aménagés pour accueillir le tourisme en bord de mer. Certaines petites maisons sont très isolées et vivent de la culture de leur terre à proximité.  On traverse de longue forêt de pins et la route est souvent très paisible. Arrivés dans les hauteurs on a souvent une vue exquise qui s'offrent à nous avec des criques d'une bleu turquoise et des monts enneigés en arrière plan.

Turquie, voyage à vélo, Laetitia

Les hommes jouent aux dominos, les femmes en babush, beaucoup de maisons à abeille, des enfants en uniforme qui sourient et se rendent à l'école avec la sonnerie de "Pour Elise" annonçant le début des classes, les pauses çay, le parfum de pins qu'on brûle dans les cheminées et le chant du muezzin bercent nos journées.

 

Ici, on cultive principalement les agrumes alors souvent on se régale avec des jus de clémentines! Les gens constamment nous appellent pour boire le thé que l'on trouve aussi d'ailleurs dans chaque station d'essence. Il y a toujours de l'eau chaude et du thé mis à disposition et des gens pour échanger quelques mots pendant ce cours instant de halte.

 

C'est ainsi que l'on rencontra deux autres cyclo-voyageurs avec lesquels ont partagera plusieurs jours, km et pays. Ils ont débuté leur trajet en Allemagne et récolte des fonds pour une école au Laos qui soutient l'éducation des filles dans ce pays, ils s'appellent Ela & Tobi. Ensemble sous des pluies torrentielles on se rend dans le Canyon de Saklikent... qui débordent et détruit tous les bungalows au passage! Mais les locaux nous disent que c'est courant... Woow, quelle puissance, voyant l'eau dévalé ainsi il est possible d'imaginer comment au fil du temps elle a pu creuser ce spectaculaire canyon dans cette roche calcaire. 

 

On redescend vers la Kinik et sa plaine remplie de serres. C'est un paysage très karstique aux criques turquoises qui se dévoile. De Kas, on remonte et c'est un sol rocheux, des pins et des sommes enneigés. Par endroit, il y a des nécropoles on visite celle de Myra. On passe aussi à côté du village de l'originel Papa Noël de Patara.

 

Turquie, voyage à vélo, Laetitia

 

 Des montagnes enneigées, des collines touffues de sapins et au loin la mer... la roche  par ici est de couleur arc-en-ciel, lesquels d'ailleurs peut-être viennent de la réflexion de tous ceux dont on a la chance d'être témoin presque quotidiennement. Mais cette partie si agréable de la route prend bientôt fin... en effet en rejoignant la région d'Antalya c'est le traffic, les immeubles et la pollution qui assèche nos lèvres qui nous attend. De là on a fait le mauvais choix de prendre la D-400. Route principale, interminable, plate et longue... Heureusement que les rencontres et la gentillesse des turcs qui nous accueille vient juste mettre du baume au coeur à cet horrible passage de route. Stations d'essence, familles, bien que cette route soit inintéressante elle nous a offert la possibilités de partager bien des moments avec des locaux. Mais c'est aussi voir la réalité d'un pays que de parcourir parfois des endroits ou des routes qui ne sont pas des plus beaux et agréables.

 

C'est l'industriel des hôtels 5 étoiles à quelques mètres de l'axe principale au traffic intense, des centaines de serres de bananiers et de fraises réfléchissant la lumière comme des miroirs.   Puis finalement on reprend des petites routes, retour pins qui dansent dans le vent, aux collines habités de petites maisonnettes, retour à cette côte abrupte et sauvage où l'on peut y voir des centaines d'oiseaux. Et là, une rencontre qui marqua notre coeur "Mustafa" vieil homme, activiste politique et défendeur des tortues carreta carreta. Sur cette plage du village de Gözce ces tortues de mer viennent pondre leurs oeufs. Mustafa nous invite volontiers chez lui où la chaîne des documentaires sous-marins est allumées 24/24. Au mur on y voit accroché tous les souvenirs d'une vie, entre animaux morts, calendriers, poster d'une femme en bikini, bibelots... c'est une vrai caverne d'ali-baba :) 

Turquie, voyage à vélo, Laetitia

D'ici quand le temps est clair on peut voir l'Île de Chypre. La route est toujours vallonée, bordant une côte abrupte et rocailleuse, traversant des forêts, c'est tranquille. Et toujours ce parfum des pins qui se dégage avec la chaleur.

 

On mange ces pains blancs de la taille d'un demi-kilo, mais qui ne pèsent que la moitié, c'est de l'air! Dès quand peut on mange des Pide avec du poivrons verts piquants :) Très souvent on se fait invités chez les gens qui naturellement nous convie a goûté des mets préparés par leur soin. 

 

Maintenant on va bifurqué car on a changé d'idée et au lieu d'aller Nord, on va aller faire un petit détour et descendre rejoindre la Syrie. Alors on retraverse des villes, leurs puanteurs, bruits et stress... le vent de côté est si fort que j'en tombe!

 

On arrive dans la province d'Hatay limitrophe avec la Syrie. Et une fois de plus avant de nous dire au revoir, la Turquie nous ouvre les bras avec l'hospitalité de familles qui nous invitent  à partager des moments ensemble :) On déjeune tous ensemble sur des couvertures disposées au sol sur les tapis, on mange le pain typique de la région d'Iskenderun, des belles galettes cuites au feu de bois.  Dans cette région les gens parlent aussi l'arabe.

 

On avance sur une route sauvage et caillouteuse  bordées de falaises. Interdiction de camper ici, c'est une zone militaire avant la frontière syrienne.

 

On a aimé

L'incroyable hospitalité

Les routes de campagnes entre Bodrum à Akyaka. Région de Mugla.

Les heures au milieu des forêts de pins

 

On a pas aimé :

La route D-400

La route entre Mercin et Ceyhan

La traversée d'Antalya

 

A absolument goûter:

 Pide: sorte de pizza ovale et allongée garnie soit de viande, de fromage ou légumes. On a adoré celle au piment vert!

çay: arrêtez vous autant de fois que vous en avez l'occasion pour déguster un moment auprès de locaux :)

Les jus de fruits frais vendu en bord de route!

 

 

TIPS:

N'hésitez pas à demander aux stations d'essence si vous pouvez y mettre la tente, on nous a toujours dit oui avec un grand sourire.

 

 

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Turquie - 2010

 260 km à vélo

 9 nuits

Trajet en bus: de Gaziantep à Trabzon ~730km

Trajet détailléhttps://drive.google.com/open?id=1DLZxBJbbvRv93M-t8Si22UYljUM&usp=sharing

Après un mois en Syrie nous voilà de retour en Turquie où on espère à présent traverser du Sud au Nord de la partie Est du pays.

 

Dès notre arrivée, l'accueil habituelle est au rdv, invitation chez l'habitant et en rejoignant Gaziantep c'est une famille de couchsurfer qui nous ouvre les portes.

Nos hôtes vivent dans une sacrée demeure et on est dans un état pitoyable avec des sacoches qui puent encore les crottes de moutons...(anecdote racontée dans le blog) mais leur cordialité n'en est pas moins diminuée :) ils sont juste adorables avec nous. Toutefois, ils s'inquiètent un peu de notre départ qu'ils tentent de retarder car tout l'Est du pays est dans de forte tempête de neige... c'est le 7 février, on se trouve dans la région est de la Turquie, soit la région la plus montagneuse de tout le pays avec des points culminant allant jusqu'à 5'165 mètres du Mont Ararat par exemple.

 

Alors qu'on est prêt et le départ et prévu, ce matin là on regarde dehors où la neige ne cesse de tomber depuis plusieurs jours. On se dit que ce ne sont pas quelques flocons qui vont nous arrêter... mais plutôt nos hôtes! Ils tentent de nous faire comprendre que c'est une tempête et nous disent que les routes sont bloquées dans plus où moins la majorité de l'est du pays, que les médias ne parlent que de ça.

On est indécis... le désir de l'aventure, cette traversée dont on se réjouissait et l'idée de tout faire à vélo, nous donnent qu'une seule envie: prendre nos montures et partir. Mais c'est là qu'une nouvelle réflexion sur le voyage qu'on vit s'éveille. L'un de mes amis qui m'est cher alors m'écrit: c'est indispensable d'avoir des objectifs mais parfois, faut aussi être capable de différer, en prenant les choses comme elles viennent, d'autant plus si c'est la nature qui te le dicte! 

 

Ainsi, on a écouté les gens qui nous hébergeaient et mettaient tout en oeuvre pour nous trouver un trajet en bus possible avec nos vélos dedans et on a en une nuit fait ce que nous aurions fait en 2 semaines.

 

On a rejoint Trabzon à côté de la Mer Noire, ça y est on est de l'autre côté des montagnes, ces montagnes longues de plus de 730 km...

L'atmosphère ici semble sorti tout droit du film d'Hitchckok, couleur monochrome, grisaille et brume, ambiance orageuse, des corneilles par centaines, une mer déchaînée et sombre, sable noir. On va longer la mer plusieurs jours accompagnés par le cris des goélands, des volées d'oiseaux qui migrent et ce climat grisâtre mais doux. Ici, au bord des routes c'est le poisson qu'on vend. On va même d'ailleurs nous offrir du gâteau au poisson. 

 

Dans la ville frontière de Hopa, on passe une dernière nuit dans un "hôtel" (QG de femmes vendant leurs corps) pour la St-Valentin avant de quitter ce pays tant apprécier.

 

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